Cogito ergo sum

mardi 27 décembre 2016
par  Envers
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Encore un autre week-end sans joie

Sans rapports humains , sans tendresse

C’est arrivé tellement de fois

Ce sont deux jours ou le bât blesse

Des livres à lire , du chocolat

Quelques problèmes de mots croisés

Décidément ne remplacent pas

Un traversin bien écrasé

La solitude apporte tout

Hormis une dose de caractère

Elle peut aussi nous rendre fous

Sauf si nos tètes sont bien sur terre

Dans ce cas là , cet isolement

Est provisoire et constructif

Supporter ce désagrément

Fait partie d’un schéma actif

Se couper du monde et des autres

Est nécéssaire , parfois vital

Ma solitude n’est pas la votre

Et concerne mon hygiène mentale

Vécue comme un emprisonnement

Elle serait en tout point amère

Ma conscience s’ouvre maintenant

Vers un futur que je digère

Dans les méandres de mon psychisme

De ma pauvre tète cabossée

Il existe comme un schisme

Comme un dialogue en aparté

Les couches de ma psyché profonde

Se superposent ou s’entrelacent

Chaque tour d’horloge les fait fécondes

Et les remet en lieu et place

Pour qu’elles résonnent à l’unisson

Beaucoup de temps est nécessaire

Abattre les murs de cette prison

N’est vraiment pas une mince affaire

Le rève est là pour nous parfaire

Pour nous guider dans notre vie

Impossible de s’y soustraire

C’est le psychiatre de toutes nos nuits.


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